Musique

Philippe TROISI Trio

Quand on est de Marseille, on vient souvent d’ailleurs. La Mer Méditerranée porte sur ses vagues des sonorités voisines qui se marient entre elles. C’est ce que le Philippe Troisi Trio réunis  sur ses rives musicales en rapprochant trois artistes « de Marseille »  aux racines diverses. Il y a Philippe Troisi, un « Bàbi »(1) pur cru, où la guitare flirte avec Naples, la furieuse. Il y a Eric Surmenian et sa contrebasse, si haute qu’elle rivalise avec le Mont Ararat. Marseille n’est-elle pas Arménienne ? La sonorité d’Eric est une fuite lourde aux notes subtiles comme « les 3 sœurs de Salamanca ». Morceaux de sa composition qu’il met au service du Trio. Enfin, le percussionniste Jean Luc Di Fraya est le trait d’union de ce trio méditerranéen,  à la fois, italien, pied noir et espagnol, il porte en lui un lourd bagage de saveurs, de couleurs qui à la force de ses mains cadence une méditerranée unique et diverse. Le trio joue dans un terrain jazzie aux accents de la Méditerranée, où chacun s’exprime dans son langage et chacun se comprend comme tous déracinés. Le flamenco, les mélodies italiennes donnent une voluptée quasi nostalgique à ce répetoire de compositions personnelles. La tarentelle "Antonio il Sgangherato" est une fête sur la piazza d'un village du mezzogiorno. Quant à "La brutta vità" la mélodie rapelle que la vie n'est pas si simple : l'exil, le rapatriment, l'humiliation ; révéle un dénominateur historique commun au trio. Sa musique est un peu comme un repas de famille où on se raconte des histoires de là-bas, la larme à l'oeil, le coeur léger, la petite chose de la vie qui touche tout un chacun.  Le trio peut s’offrir en duo.

Eric Surmenian

 

Il est, contrebassiste, un maître à danser. Imagination, lyrisme naturel, beauté du son, à entendre certains de ses solos on comprend qu’il fait partie de ceux qui ne cessent d’affirmer que la contrebasse sait chanter d’une voix majeure. Il est diplômé des conservatoires de Marseille et d’Amsterdam où il séjourne pendant six ans. C’est là qu’il rencontre Edwin Berg avec qui il enregistre un album en quartet, « Heart Land ».

Musicien très demandé, il joue avec Toots Thielemans, Diederick Wissel, Tom Rainey… De retour en France il enregistre avec Fred Jeanne l’album de Guillaume de Chassy « Rimes ». C’est le début d’une étroite complicité avec le batteur. Ensemble ils multiplient les concerts avec différentes formations et enregistrent six albums, dont un avec le flûtiste allemand Mark Lotz et Edwin Berg. Eric Surmenian joue également avec Eric Barret, Eric Lohrer, Ronnie Patterson, Michel Perrez, Olivier Ker Ourio…

Compositeur, il dirige un sextet pour cordes, voix et percussions ; avec cet ensemble il réalise en 2009 l’album « Aghtamar » dont la presse élogieuse (« Disque d’émoi » Jazz Mag – « Coup de cœur » Revue du son) souligne l’originalité.

 "...Eric SURMENIAN s'impose ici ainsi qu'ailleurs comme l'une des valeurs les plus sures de l'instrument." JAZZ MAGAZINE

 

Jean Luc Di Fraya

 

Batteur, percussionniste et chanteur, issu d’une famille de musiciens, Jean-Luc Di Fraya a suivi ses études de batterie au conservatoire Giacontino. Il rentre au Conservatoire National de Région de Marseille pour y poursuivre des études classiques. En 1998, il obtient un Premier prix et une Médaille d’Or. En 1992, il créera une compagnie de spectacles de rue, Shaan. Sa sensibilité, son perfectionnisme et sa curiosité font de lui actuellement un musicien très recherché.

Particulièrement apprécié pour sa polyvalence et l'onirisme de son chant, Il se produit par la suite avec de nombreux artistes :le guitariste Louis Winsberg, Loy Elrich, Didier Malherbe, Eric Lohrer,  Vincent Peirani, le saxophoniste Raphael Imbert, la pianiste Perrine Mansuy, l’accordéoniste  Christophe Lampidecchia, le guitariste Philippe Troïsi…

Actuellement on peut l’écouter aux côtés de Hadouk Quartet avec Loy Elrich, Didier Malherbe et Eric Löhrer, de Berline et Louis Winsberg, Raphaël Imbert, Didier DEL AGUILA, Jean-Marie FREDERIC, Perrine Mansuy, Eric Longsworth, Mathis Haug, Philippe Troïsi.

 

 

 


Berre l’Etang – Forum de Berre avec Renaud Garcia-Fons  / Salon de Provence – IMFP / La Seyne sur Mer – Fort Napoléon / Marseille – au Rouge - Belle de mai / Saint-Chamas – La Chapelle St Pierre /

(1) Un Bàbi en marseillais c'est un crapaud. Les italiens étaient affublé de cette injure par les marseillais. Il est entré dans le langage commun par ses descendants comme le mot analogue rital. Un peu par fierté et pour ne pas oublier